À Arbois, Louis Pasteur est partout. Né à Dole en 1822, il reste profondément attaché à cette maison achetée par ses parents, une ancienne tannerie, qu’il transformera peu à peu en demeure bourgeoise. Et ce qui frappe immédiatement lors de la visite menée par Sylvie Morel, conservatrice de ce musée, c’est que la demeure semble encore habitée. Les papiers peints restaurés, les objets personnels, les portraits, les meubles… tout est resté en l’état.
On découvre un Pasteur très différent de l’image austère souvent véhiculée. Un homme sensible, passionné, parfois bouleversé jusqu’aux larmes lorsqu’il déclame Lamartine. Un homme qui aimait jouer au billard, voyager à travers l’Europe, bien manger… et travailler de façon obsessionnelle. Il se levait à cinq heures du matin avec cette phrase devenue célèbre : « Il faut se lever tôt pour travailler, car il n’y a que le travail qui amuse. »
Avant la science, Pasteur dessinait énormément. Entre 13 et 21 ans, il réalise même plusieurs portraits au fusain d’une grande finesse. Puis vient la chimie. Les cristaux d’abord, avant les fermentations qui vont bouleverser sa vie… et la nôtre.
Pasteur démontre alors que les microbes sont présents partout. Il découvre surtout qu’en chauffant certains liquides à haute température, on peut éliminer une partie des micro-organismes sans dénaturer le produit. La pasteurisation est née.