Macha Méril ne cherche jamais à « devenir » George Sand. Elle lui prête sa voix, son intelligence, son élégance et cette liberté de ton qui lui va si bien. Face à elle, ou plutôt avec elle, Érik Berchot fait entendre Chopin.
Et c’est là que le spectacle prend toute sa dimension : nous sommes à la fois au théâtre et au récital. La parole de Sand raconte une vie, un amour, un homme ; le piano lui répond avec une autre langue, celle de la musique.
Au fil de la représentation, Berchot interprète notamment préludes, mazurkas, sonate, scherzo et la célèbre Étude révolutionnaire. Et quel pianiste ! Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Érik Berchot y obtient les premiers prix de piano et de musique de chambre avant de se perfectionner auprès de grandes figures, parmi lesquelles Arthur Rubinstein. Lauréat de nombreux concours internationaux, il s’est produit dans plus de quarante pays, a travaillé avec Michel Legrand et Claude Lelouch et fut également, à partir de 2007, le pianiste soliste de Charles Aznavour lors de ses concerts à Paris et à travers le monde.
Les deux artistes jouent divinement leur partition : le texte est magnifique, l’interprétation au piano est magistrale.