Au cœur du programme figurait également le Concerto pour orgue, cordes et timbales de Francis Poulenc, œuvre composée à une période où le compositeur renouait avec sa foi après un pèlerinage à Rocamadour.
Si cette partition m’a moins touchée que Beethoven, elle m’a néanmoins impressionnée par son atmosphère singulière, oscillant entre lumière et gravité. Surtout, impossible de rester insensible à la prestation d’Iveta Apkalna, l’une des plus grandes organistes européennes actuelles.
La puissance de l’orgue, sa profondeur presque tellurique, ses vibrations qui semblent traverser le corps tout entier créent une expérience sonore fascinante. En solo, l’instrument impose sa majesté ; lorsqu’il dialogue avec les cordes, il déploie une palette d’émotions d’une richesse remarquable.