Avec Viva Verdi, Pierre-Olivier Scotto nous entraîne dans l’extraordinaire destinée de Giuseppe Verdi, à travers les grandes étapes de sa vie et la naissance de ses chefs-d’œuvre. De Nabucco à La Traviata, de La Force du destin à Otello, nous assistons aux répétitions, aux doutes, aux élans créatifs et à cette quête permanente de perfection qui animait le compositeur.
Mais derrière le génie se révèle aussi un homme passionné, tourmenté, hanté par une malédiction qui prend une place singulière dans le récit. Un homme étonnamment moderne et libre pour son époque, dont la vie sentimentale, riche et parfois tumultueuse, bouscule les conventions.
Sa longue relation avec la cantatrice Giuseppina Strepponi, qu’il finira par épouser pour faire taire les rumeurs, témoigne de cette indépendance d’esprit. Leur histoire durera près d’un demi-siècle. La pièce explore également, avec une certaine liberté théâtrale, les différentes facettes de sa vie amoureuse, y compris les hypothèses concernant ses attirances masculines. Et lorsque résonne son bouleversant Requiem, composé en hommage à l’écrivain Alessandro Manzoni, c’est aussi sa propre relation à la mort qui semble s’exprimer.
On traverse ainsi les années, on grandit avec lui et avec son œuvre, découvrant combien sa musique est indissociable de ses passions, de ses blessures et de ses convictions.