La mise en scène d’Alain Sachs repose précisément sur ce principe : et si, au théâtre, rien n’était définitivement écrit ? Les situations se construisent, se défont, repartent ailleurs comme si quelqu’un modifiait le programme en cours de route !
Les petits gags, les ruptures et les interventions de l’auteur donnent du rythme et permettent au spectacle de passer constamment de la fiction aux coulisses de sa propre fabrication. Derrière la comédie et son apparente légèreté se dessine finalement une question beaucoup plus sérieuse : jusqu’où laisserons-nous l’intelligence artificielle intervenir dans la création ?
Un pur chef-d’œuvre ne cherche heureusement pas à y répondre. Il préfère s’en amuser et rappeler, avec beaucoup de fantaisie, que le théâtre reste avant tout une affaire d’êtres humains, d’imagination… et d’imprévu.