Paris 10ème - Bonhomme, la bistronomie simple, lisible et généreuse.

Paris 10ème - Bonhomme, la bistronomie simple, lisible et généreuse.

Bonhomme, un cadre vivant, chaleureux et profondément parisien

Bonhomme est d’abord une histoire de copains : Thibault Couvrecelle, Marc Faraggi et Maxime Piasek ouvrent l’adresse ensemble, avec l’envie de faire un lieu vivant, simple et exigeant à la fois, dans le très animé faubourg Poissonnière.

Derrière sa façade discrète, Bonhomme déploie un décor à la fois brut et élégant, pensé comme un lieu de vie plus que comme une simple salle à manger. 

Murs en pierre apparente, matières naturelles, lumière douce et mobilier aux lignes contemporaines composent une atmosphère chaleureuse, presque domestique. 

Le restaurant s’organise sur deux niveaux, offrant plusieurs ambiances : en bas, un espace animé autour du bar, véritable point de rencontre où s’alignent flacons, spiritueux et vins choisis… véritable invitation à commencer la soirée ou à la prolonger. 

À l’étage, la salle gagne en calme et en intimité. Baignée de lumière naturelle, elle est idéale pour un déjeuner posé ou un dîner plus feutré. 

Partout, on ressent une volonté d’équilibre entre convivialité et confort, entre esprit bistronomique et élégance décontractée. Cette ambiance donne immédiatement envie de s’attabler et de prendre son temps.

On se laisse guider pour les entrées !

La raviole d’agneau, nappée d’un jus navarin profond, joue la carte du réconfort maîtrisé. La pâte est fine, la farce savoureuse sans lourdeur, le jus concentré apporte cette touche de cuisine de fond qui ancre le plat dans une vraie tradition de chef. 

Deuxième entrée coup de cœur:  le carpaccio de Saint-Jacques, d’une grande délicatesse. Les noix sont tranchées avec justesse, sublimées par une assaisonnement précis où l’iode, l’agrume et la fraîcheur végétale dialoguent en finesse.

Accords mets / vins

  • le Côtes-du-Rhône 2023 du Domaine de Beaurenard trouve naturellement sa place : un vin souple, aux tanins fondus, qui accompagne la richesse du jus sans jamais l’écraser, et prolonge la sensation de chaleur du plat.
  • le Pouilly-Fumé “Corty Intro” fonctionne à merveille : la tension minérale du vin, sa droiture et ses notes légèrement fumées soulignent la pureté du produit et réveillent l’assiette sans la dominer. Un accord net, élégant, très maîtrisé.

La dégustation se poursuit avec deux assiettes qui confirment l’identité de la table de Bonhomme

La volaille du Gâtinais, travaillée avec un vrai respect du produit, arrive ensuite, nappée d’un jus corsé parfaitement maîtrisé. La persillade, les mini-carottes glacées et l’ail noir viennent structurer l’assiette autour d’une chair fondante et savoureuse. Un plat réconfortant, élégant, où la gourmandise s’exprime sans ostentation.

Le bar poché, d’une justesse remarquable, s’accompagne de brocoli, de moules et d’un citron fermenté qui apporte une tension subtile à l’ensemble. La sauce marinière, délicatement émulsionnée lie les éléments sans jamais alourdir l’assiette. Un plat tout en finesse, à la fois marin, végétal et très contemporain.

Accords mets / vins

– Le bar poché trouve un écho harmonieux dans un Beaune “La Blanchisserie” 2022 – Domaine Jeanson-Parigot. Un vin précis, à la belle minéralité, dont la fraîcheur et la droiture prolongent la finesse du poisson et dialoguent avec le citron fermenté et la sauce marinière.

– La volaille du Gâtinais s’accorde quant à elle avec un Bourgogne Chardonnay 2023 – Thierry et Pascale Matrot. Plus ample, mais toujours élégant, il accompagne la profondeur du jus, la douceur des légumes et les notes légèrement confites de l’ail noir, sans jamais écraser le plat.

Un choix de desserts, tout en justesse...

La fin de ce voyage gustatif joue la carte de l’équilibre et de la précision, sans jamais basculer dans l’excès de sucre.

La tartelette croustillante au chocolat accompagnée d’une crème montée délicatement parfumée à la fève de tonka séduit par son intensité maîtrisée : le chocolat est profond, la texture nette, la douceur parfaitement dosée.

En écho, la pomme Pink Lady et Granny Smith travaillée autour d’une crème vanillée et d’un crumble au beurre, apporte une fraîcheur bienvenue. Le fruit reste au centre du dessert, porté par des jeux de textures sobres et élégants. On apprécie la finesse d’exécution, la gourmandise sans lourdeur.

Rencontre avee chef et sa brigade.

En cuisine, Bonhomme s’appuie sur une brigade resserrée, visible depuis la salle, qui travaille dans un esprit de précision et de calme.

 Le chef y défend une cuisine lisible, contemporaine où le produit reste le point de départ de chaque assiette. Ici, pas d’effets inutiles ni de démonstration gratuite : les cuissons sont justes, les sauces pensées comme de véritables liens entre les éléments et les garnitures toujours au service du goût.

La carte évolue au fil des saisons et privilégie des produits soigneusement sourcés, avec une vraie attention portée aux textures et aux équilibres. 

On y retrouve une bistronomie assumée, élégante sans être figée, qui mêle influences classiques et touches plus actuelles. Une cuisine sincère, maîtrisée, qui cherche avant tout à créer une expérience cohérente, du premier plat au dessert, dans une atmosphère où la brigade travaille en parfaite harmonie avec la salle.

Demandez le menu !

Bonhomme

 
58, rue du Faubourg Poissonnière, 75010 Paris

La consommation d’alcool est interdite aux moins de 18 ans. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. – A consommer avec modération.

Laurence Trinquet 04/02/2026