"Amadeus" avec le Club CultureLLes.

"Amadeus" avec le Club CultureLLes.

Au Théâtre Marigny.

et c'est un coup de cœur CultureLLes !

Mozart, la lumière… et l’ombre de Salieri.

La jalousie comme tragédie, le génie comme injustice.

Dès les premières minutes, j’ai ressenti ce frisson rare : celui d’un spectacle qui ne raconte pas seulement une histoire, mais qui vous aspire dans une confession. Nous sommes à Vienne, le 2 novembre 1823 : Salieri, vieilli, brisé, affirme avoir tué Mozart. 

Cette entrée en matière, presque un aveu lancé au public comme à un tribunal, donne immédiatement une tension dramatique saisissante. Car Amadeus n’est pas un biopic, ni une leçon d’histoire : c’est une fable cruelle sur la jalousie, sur l’injustice du talent, sur l’humiliation d’être “bon” face à celui qui est “génial”. 

Et ce qui m’a touchée, c’est justement cela : le spectacle vous met à la place de Salieri et vous oblige à regarder en face ce vertige humain… celui de voir naître un génie et de comprendre qu’on ne le rattrapera jamais.

Kircher habité, Solivérès insolent… et la troupe comme chœur.

Ce qui m’a frappée, c’est la puissance du duo central et l’intelligence de leur opposition. Jérôme Kircher est un Salieri impressionnant, presque shakespearien : une voix râpeuse, une présence sombre, un homme qui prie autant qu’il accuse. Il y a chez lui quelque chose d’un prêtre déchu, d’un artiste humilié, d’un stratège froid… et d’un enfant blessé. 

Face à lui, Thomas Solivérès explose littéralement en Mozart : immature, bondissant, insolent, souvent grotesque, parfois même volontairement agaçant et c’est précisément ce qui rend le génie encore plus insupportable. 

Les spectateurs rient, puis se surprennent à se taire d’un coup : parce que derrière l’excès, la chute se dessine. Et autour d’eux, la distribution forme une véritable mécanique de cour : les chanteurs lyriques, les silhouettes, les figures d’autorité et les serviteurs du pouvoir… Tout participe à cette sensation de fresque, presque cinématographique où chaque apparition vient nourrir le souffle.

La mise en scène : le film convoqué, le théâtre triomphant. 

Avant même que la pièce ne commence, j’ai aimé ce détail très fort : le hall du Théâtre Marigny vous accueille déjà dans l’univers du XVIIIe siècle, comme si la soirée avait commencé avant le lever de rideau.

 Puis sur scène, la mise en scène d’Olivier Solivérès fait basculer le spectacle dans une sorte de rêve : candélabres, partitions, voiles, masques et cette sensation permanente que la musique ne sert pas seulement de décor… mais qu’elle devient une force dramatique. 

Les scènes s’enchaînent comme des tableaux et vous ressentez presque physiquement la bascule : la gloire, la cour, l’humiliation, l’intrigue, la solitude, puis l’effondrement. Le spectacle assume une ampleur rare et c’est là que j’ai été le plus touchée : on n’est pas dans un théâtre “qui illustre” mais dans un théâtre qui recrée une époque, une fièvre, une folie. 

Et même si l’histoire relève du mythe, l’émotion, elle, est bien réelle : les spectateurs se laissent emporter. Et quand Mozart apparaît, que les airs traversent l’espace, vous comprenez pourquoi cette adaptation fonctionne : parce qu’elle offre deux heures d’immersion, de beauté, de tension, d’émotion et qu’elle donne aussi une envie irrépressible, en sortant, de réécouter Mozart… et de relire le monde à travers lui.

Le Pitch

AMADEUS, le chef d’œuvre de Peter Shaffer rendu célèbre au cinéma par Milos Forman (8 Oscars 1985), est LE spectacle événement du Théâtre Marigny, avec une mise en scène signée Olivier Solivérès.

Porté par une troupe de 14 artistes : comédiens, chanteurs d’opéra et musiciens live, AMADEUS promet une fresque théâtrale spectaculaire et déjantée !

– Vienne, 2 novembre 1823 –

Un vieil homme prétend avoir tué Mozart il y a 32 ans. Son nom : Antonio Salieri. C’est le compositeur officiel de l’Empereur et serviteur de Dieu, à qui tout réussit. Jusqu’au jour où il rencontre un prodige fulgurant, un génie insolent, obscène, incontrôlable… mais traversé par une musique d’une pureté divine : Wolfgang Amadeus Mozart ! Face à un tel talent, Salieri se laisse dévorer autant par la jalousie que l’admiration. Il n’aura plus qu’un seul but : le faire taire.

Commence alors la mise à mort d’un génie, prouvant à quel point l’être humain est capable du meilleur comme du pire

Une adaptation revisitée d’une pièce mythique, à découvrir à partir du 22 janvier 2026 !

Une pièce de Peter Shaffer
Tony Award 1981 de la meilleure pièce

Adaptation et mise en scène Olivier Solivérès
Molière 2024 de la mise en scène “Le Cercle des Poètes disparus”

 

Découvrez le teaser en images

L’EQUIPE ARTISITIQUE

Auteur(s) : Peter Shaffer
Artiste(s) : Jérôme Kircher, Thomas Solivérès
Mise en scène : Olivier Solivérès

Avec
Jérôme Kircher dans le rôle de Salieri
Thomas Solivérès dans le rôle de Mozart

Et Lison Pennec, Eric Berger, Laurent d’Olce, Philippe Escudié, Romain Pascal, Laurent Arcaro, Artus Maël, Flore Philis, Stella Siecinska, Loïc Simonet, Marjolaine Alziary et Jade Robinot.

 
 
Collaboratrice artistique : Clémentine Solivérès
Assistant mise en scène : Pierre Marazin
Scénographie : Roland Fontaine
Costumes : David Belugou
Perruques/maquillages : Nathalie Tissier
Accessoires : Pauline Galot
Conception éclairage : Alban Sauve
Création sonore : Cyril Giroux

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Laurence Trinquet 07/02/2026