Combien de femmes ont contribué à écrire les grandes pages de notre Histoire sans jamais trouver leur place dans nos livres scolaires ?
Avec Les Rochambelles, au Théâtre Michel, l’autrice Valérie Demay nous fait découvrir le destin extraordinaire d’une trentaine de femmes qui, pendant la Seconde Guerre mondiale ont choisi de risquer leur vie pour sauver celle des autres.
Tout commence avec Florence Conrad, une Américaine aussi déterminée qu’audacieuse qui décide de constituer une unité féminine d’ambulancières de front. Parmi ces volontaires, Jacqueline, une jeune Française exilée à New York, qui rêve de retrouver son pays. Contre les préjugés d’une armée peu disposée à accepter des femmes dans ses rangs, elles parviennent à rejoindre la 2e division blindée du général Leclerc et débarquent en Normandie en août 1944.Dès lors, leur quotidien sera fait de bombes, de blessés, de peur, d’épuisement, mais aussi d’une formidable solidarité.
Ce qui m’a profondément touchée, c’est cette passion de l’humain, plus forte que l’instinct de survie. Elles ne prennent pas les armes pour tuer, elles affrontent les armes pour sauver. Et quel courage il fallait pour aller chercher un blessé sous les tirs ennemis, sans savoir si l’on reviendrait vivant !
Valérie Demay, petite-fille de l’une de ces héroïnes, Gabrielle Demay, dite « Crapette », accomplit ici un magnifique travail de mémoire. Car raconter leur histoire, ce n’est pas seulement rendre justice à des femmes injustement oubliées : c’est aussi rappeler aux générations d’aujourd’hui que la liberté dont nous jouissons a été conquise grâce à des êtres qui ont placé la vie des autres au-dessus de la leur.
Un témoignage essentiel, particulièrement émouvant dans notre monde où la guerre continue de déchirer tant de vies.