Saluons également le jeu des comédiens, porté par quatre interprètes majeurs. Renata Litvinova habite littéralement son personnage, entre fragilité et puissance, diva au bord du gouffre refusant de s’effacer. Nicolas Briançon, d’une élégance mordante, incarne à la perfection l’ambiguïté de son rôle. Alexis Macquart et Elena Terenteva, chacun dans leur registre offrent une intensité remarquable, oscillant entre tension dramatique et dérision subtile.
Mais ce serait une erreur d’omettre Pierre-Alain Leleu, dont la justesse de jeu apporte une profondeur supplémentaire à l’intrigue. Son personnage, énigmatique et percutant capte l’attention à chaque apparition, jouant avec brio sur les nuances du texte.
Quant à Valeria Nicov, elle insuffle à son rôle une présence magnétique, entre finesse et intensité dramatique. Elle enrichit ainsi l’alchimie de la troupe.
Tous livrent une partition sans fausse note et contribuent à faire de Monstre Sacré une expérience théâtrale hors normes.