Le 21 février à l’Église Saint-Jean de Montmartre, le programme a traversé les siècles avec élégance.
Les Quatre Saisons de Vivaldi, fresque descriptive et vibrante où l’on entend le vent glacial, les orages d’été ou les danses d’automne.
La Petite Musique de Nuit de Mozart, emblème d’équilibre et de lumière.
L’Ave Maria de Schubert, suspendu et profondément intérieur.
Et surtout : la création mondiale de l’Ave Maria de Serge Leonardi. Une nouvelle voix qui vient s’inscrire dans cette tradition séculaire avec une écriture plus intime, presque cinématographique.
Dans l’acoustique enveloppante de l’église, l’expérience devient presque immersive. On choisit pour certains de fermer les yeux ou d’écouter avec un masque ( offert à l’entrée) pour se couper du visible et plonger plus intensément dans la matière sonore.
Et je dois dire que cette écoute augmentée change tout : on ne regarde plus la musique, on la traverse.